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Juil
Richard Krakowski : le plus Raphaëlois des Etoilistes
Voilà près de quarante ans que Richard Krakowski vit sa vie au rythme du football local. Depuis 1971, pour être précis, date de sa première licence de footballeur. Toutes les catégories jeunes du feu stade Raphaëlois, puis la réserve, l’équipe fanion, avant de passer ses diplômes d’entraîneur et de basculer de l’autre côté de la pelouse.
Postier de profession, il aura été, à quarante sept ans, l’adjoint de quasiment tous les coachs qui ont pris en charge l’équipe fanion des Diables rouges et même par bref passage et par intérim, le seul capitaine de l’ex-bateau raphaëlois. C’est donc en toute logique que lors de la fusion entre l’Etoile et le Stade en début de saison passée, on lui ait proposé le rôle d’adjoint d’Athos Bandini l’actuel patron des Fréjuso-raphaëlois.
Un poste qui lui va comme un gant pour ce travailleur de l’ombre qui malgré des convictions bien affirmées et tranchées sur le sujet, sait également composer et s’adapter sans trahir ses idées.
Richard, cette première saison, vous l’avez vécu comment sportivement et humainement ?
« Ce n’est jamais facile de vivre une fusion surtout quand, comme moi, on est resté fidèle à un club pendant près de 39 ans sans émettre le souhait d’aller voir ailleurs. Mais en ce qui me concerne, cela s’est très bien passé. Quand on est concentré sur son travail et que l’on bosse en confiance avec des gens qui vous respecte, ça marche toujours.
Je dirais que le plus dur aura été la partie terrain car le National, par rapport au CFA ou au CFA2, c’est la vitesse de jeu et la technique. La marge de manœuvre est plus étroite et on n’a pas le droit à l’erreur sous peine de sanction immédiate en matière de résultat ».
Justement, un mot sur cette première saison en National ?
« Je pense que l’on s’est plutôt bien débrouillé pour un promu. On termine huitième, le maintien a été assuré assez tôt et on finit avec la cinquième défense du championnat. Beaucoup auraient signé pour être à notre place. Le seul regret, c’est ce passage à vide que nous avons eu un peu avant la trêve hivernale jusqu’à mi-février. On aurait préféré terminer huitième tout en étant plus régulier sur la saison. Mais cela nous servira pour cette année. On a appris pas mal de choses et on va pouvoir rectifier le tir ».
Plus précisément ?
« Déjà le mercato d’hiver. C’est une chose que vous n’avez pas chez les amateurs et qui a son importance chez les Pros. Je ne dis pas qu’il faut tout changer à mi-parcours et recruter pour recruter mais cette année, si en novembre on voit qu’il y a des carences dans l’équipe, on peut se pencher sur des solutions de rechange ou des options différentes ».
Le passage à vide, un manque de fraîcheur physique, une trêve hivernale mal négociée ?
« Non. Christian Milano, notre préparateur a fait et continue à faire un super boulot. C’est vraiment dans les têtes que cela s’est passé. On s’est peut-être vu trop tôt plus beau que ce que l’on était. Je ne pense pas, d’ailleurs que la trêve hivernale y soit pour quelque chose. C’est plutôt une coïncidence. N’oublions pas que l’ossature de l’équipe fanion de la saison passée était celle qui avait permis à l’Etoile d’être deuxième du CFA, donc d’être sur une dynamique positive qui s’est prolongée en National. C’est une équipe jeune qui n’avait pas l’habitude de perdre.
Quand la machine s’est légèrement grippée, elle a mis un certain temps à retrouver des repères et des valeurs sûres sur lesquelles s’appuyer. Mais vous noterez également que nous avons plutôt bien terminé la saison et su redresser la barre pour boucler dans le top 10. Ça prouve qu’il y a du talent et du caractère dans ce groupe ».
En parlant de groupe, celui de cette année par rapport à son prédécesseur ?
« On a changé 30 à 40 % des joueurs cadres de l’équipe. Je pense que l’on a bâti un groupe de 26 joueurs dont trois gardiens qui sera plus mature et plus technique. En revanche, je pense que l’on a perdu en rapidité malgré l’arrivée de Samir Henaini. Notre but est d’imposer encore un peu plus notre jeu et d’être encore plus solide derrière.
L’année dernière, on a perdu des points face à des équipes dites plus faibles qui fermaient le jeu contre nous.
Cela, il faut y remédier. Avec un groupe plus technique, capable soit collectivement, soit individuellement, de faire la différence, on peut grappiller quelques places de plus au classement. Cela ne sera bénéfique que si nous arrivons, dans le même temps à refaire les mêmes exploits que l’année dernière face aux gros bras de la poule. Ce groupe a été construit dans ce sens ».
Pour l’accession en L2 ?
« On part toujours pour faire la meilleure saison possible et bien sûr, inconsciemment ou non, pour terminer sur le podium. Mais au vu de la qualité du championnat cette année, une place dans les cinq premiers, ce serait déjà très bien. En sport, il faut être humble. Il est préférable de dire que l’on vise une place dans les cinq premiers et au final être dans les trois que l’inverse d’autant qu’une deuxième saison n’est jamais facile à négocier. L’année dernière, lors de la phase aller, on a surpris beaucoup de monde. Cette année, ceux que l’on a surpris nous attendrons de pied ferme. Commençons par confirmer, on verra après surtout lors d’un championnat à 38, voire peut-être si Strasbourg est repêché, 40 journées. C’est long. Très long même. »
Et si montée il y a ?
« Cela ne se refuse pas. Que nous soyons prêts ou non. Et quand je parle de prêt, c’est à tous les niveaux et pas que de l’équipe première. La L2, c’est le souhait de nos dirigeants et plus nous allons nous en approcher, plus l’impatience va se faire sentir. Mais si, dès le premier jour de la compétition vous commencez à jouer avec la peur au ventre, la peur de mal faire, vous avez encore plus de chance de vous planter. On est ambitieux mais si pression il doit y avoir, il faut qu’elle soit positive. Qu’elle nous tire vers l’avant et non nous freine. Encore une fois, c’est pour cela que le groupe a été bâti. Pour bien jouer mais aussi et surtout pour bien négocier les moments difficiles que nous aurons dans la saison, et il y en aura j’en suis sûr. On sera mieux armé pour y faire face ».
Et dernier mot sur votre préparation et les matchs amicaux ?
« A part un ou deux éléments qui ont encore besoin d’un peu de temps par parfaire leur condition, on est dans les temps et on sera prêt le 7 août prochain, date de la reprise du championnat. Les premiers résultats, que ce soit à Toulouse, Grenoble, Béziers ou même la défaite face à Nice sont plutôt bons mais plus encore que le résultat, c’est la manière qui m’importe. L’équipe trouve ses marques petit à petit et les nouveaux sont déjà quasiment dans le moule. On est loin d’être prêt, on a encore du travail, mais ce que nous produisons actuellement est très encourageant. Maintenant, la vérité, ce n’est pas les matchs amicaux, c’est la compétition. Mais pour cela, il faudra être encore un peu patient. On est sur la bonne voie. »
Source :http://www.ville-saintraphael.fr


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